Connaissance de l'Eure 

Numéro de connaissance de l'Eure Parcourez les couvertures et sommaires de l'ensemble des numéros de Connaissance de l'Eure publiés depuis les années 1970

Découvertes :

Un chancelier royal en exil dans l'Eure : René-Nicolas de Maupéou au Thuit Quand l'administration des Postes faisait preuve de ténacité pour trouver un destinataire

Témoignages :

Un romantique Pontaudemérien : Edouard d'Aiglemont (1796-1876) Quand le talent s'unit à la passion ! Jacqueline Pachot, peintre sur porcelaine

Connaissance de l’Eure n°214

Parution : mars 2025

214

édito :

Tradition et transmission En écoutant et en regardant autour de moi, je suis frappé par la volonté de certains, de faire table rase de notre passé, comme si on voulait nous faire accepter un ordre nouveau. Pourtant, à la lecture des articles de ce numéro 214, je constate qu’aucun de nos auteurs n’est un nouveau prophète d’une société nouvelle. Tous, avec respect et un savoir bien assimilé, nous font réfléchir sur notre temps, à la lumière de notre histoire. C’est d’ailleurs la raison d’être de nos associations et sociétés historiques. J’irai même plus loin en disant que si nous n’avions pas ce miroir du passé nous n’aurions plus grand-chose à dire du présent. Sauf à ne parler que de faits d’actualité, sans réfléchir à leurs origines ou à leurs causes qui, elles, s’inscrivent dans notre mémoire via notre culture. Les mêmes causes produisent les mêmes effets ! J’en déduis donc que la tradition constitue l'héritage d'un savoir ou d'une pratique qui peut être vertueuse ou néfaste. Ainsi, la tradition rythme notre vie présente, en nous permettant de nous y révéler en tant qu'individu. Même les traditions religieuses nous renvoient à des rites, à des cultes, à une histoire d’une autre époque. Ces traditions religieuses peuvent apporter un réconfort ou une raison de vivre. Mais, et on le constate cruellement aujourd’hui, leur caractère dogmatique invite plus à la résignation et à la violence qu’à l’harmonie ! La vraie tradition ne supporte pas d'altération ou de réinterprétation. Cependant, pour conserver cet héritage, ce savoir et cette connaissance, il est nécessaire de les actualiser et d'y intégrer les nouveaux acquis. Nous sommes un corps vivant participant du même but : le progrès de l'humanité, quel que soit le lieu, quelle que soit l'époque. La tradition doit nous fournir les normes de notre comportement d’aujourd’hui. Pour dominer les hommes et les asservir, bien des « pratiques historiques » érigées en traditions, existent. Elles constituent des « doctrines » et des méthodes, comme l'appauvrissement intellectuel, la crainte des dieux et des démons, la force des armes ou des lois. C'est ce qui nous donne l'obligation de transmettre car la transmission est la pérennisation de ce qui reste de mieux quand on a tout oublié. Jean-Claude Rigal-Roy Président du Conseil d’administration

Sommaire :

Éditorial p. 3

Tradition et transmission.

Vie de l’association p. 4

Depuis le 1er janvier 2025, l’association a repris son cycle de conférences et de visites et prépare les activités du premier semestre.

Découvertes p. 5

Un chancelier royal en exil dans l’Eure : René-Nicolas de Maupéou au Thuit. André Goudeau nous fait découvrir la retraite d’un homme d’État, observateur de son temps et de ceux qui le gouvernent. C’est un article intéressant parce qu’il montre combien les exilés du pouvoir aiment bien revivre leur moment de gloire. Quand l’administration des Postes faisait preuve de ténacité pour trouver un destinataire. Sujet inhabituel que Philippe Rochey, un spécialiste des marques et timbres, nous fait découvrir. C’est l’occasion d’apprécier la qualité des services publics de l’époque.

Dossier p. 19

Les couvents du Tiers-Ordre régulier de saint François dans l’Eure (XVIIe-XVIIIe siècles). On confond souvent pénitents réguliers et séculiers. Pour ces derniers, les processions lors de la Semaine Sainte, surtout en Espagne, nous sont connues ! Jean-Claude Viel dans un dossier très bien documenté, aborde le cas du Tiers-Ordre de saint François. Cette lecture sera très appréciée par nos érudits.

Témoignage p. 42

Un romantique pontaudemérien : Édouard d’Anglemont (1796-1876). Gérard Gengembre poursuit sa visite des hommes de lettres peu connus de notre région et leur rend bien justice. Édouard d’Anglemont est « tout à fait représentatif de la génération romantique des années 1820, de ses contradictions et de l’évolution de cette esthétique au long du XIXe siècle ». Quand le talent s’unit à la passion ! Jacqueline Pachot, peintre sur porcelaine. Entre Sèvres et Courbépine, petit village non loin de Bernay, il y a plus de 30 ans de passion que Janick Launey a voulu nous faire partager. Mission accomplie et nous découvrons, en plus, quelques secrets de la belle histoire de la porcelaine.

Calendrier des conférences des visites et des expositions p. 58

Le programme pour l’année 2025 a évolué et subi quelques modifications dues, en partie, à la disponibilité de certains conférenciers. Les conférences sont libres d’accès, mais devenez membres de l’association pour bénéficier des visites privatives et pour être informés, personnellement, de chaque manifestation.

La Société libre d’agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département de l’Eure, fondée en 1798, est la plus ancienne société savante de ce territoire. Elle est communément désignée sous l’appellation simplifiée de Société libre de l’Eure. Elle a son siège à Évreux, aux Archives départementales de l’Eure.