Capitaines d’industries : les mal-aimés ?
Ne parlons pas des multinationales apatrides à l’actionnariat féroce, mais des 5 800 entreprises de taille intermédiaire (ETI) 1 que compte la France, comme des 8 000 en Italie, 10 000 au Royaume-Uni et 12 500 en Allemagne. Ces entreprises font la richesse d’une nation et leur nombre en montre le dynamisme et la réussite. Ce n’est pas pour autant que leurs dirigeants ne méritent pas des salaires confortables, fruits du travail et des emplois créés. Il demeure que la réussite entrepreneuriale, contrairement à nos voisins, n’est pas assez perçue comme un facteur essentiel de la santé économique de notre pays. Heureusement, le discours envers les chefs d’entreprise s’améliore et nos jeunes diplômés commenceraient à rêver de créer des start-ups, en France, même si une réglementation complexe et changeante, une administration conservatrice et une fiscalité inadaptée sont les freins au développement et à l’adaptabilité qui réussit à nos voisins. Une entreprise, et pour l’avoir vécu, c’est la rencontre d’un homme, d’un produit et d’un marché. Quels que soient l’époque, le milieu ou le pays. Et Louis Renault en est un exemple. On s’étonne de la fortune colossale de quelques dizaines de « grands » patrons. Ce n’est pas le cas de la très grande majorité des dirigeants des ETI ou des PME. Curieusement, la rémunération et les avantages particulièrement disproportionnés de nombreux « hauts serviteurs » de l’État, ne nous interpellent pas. Pourtant ils sont loin d’être sur des sièges éjectables ou d’avoir des obligations de résultats. Serions-nous capables de prendre les risques de tout perdre, serions-nous capables de nous battre contre des concurrents sans scrupules, de subir une administration tatillonne où de négocier avec des syndicats jusqu’au-boutistes ? Il y a ceux qui préfèrent être salariés et recevoir, en fonction de leurs capacités, de leurs compétences et de leur engagement, le fruit d’un travail honnêtement fourni et convenablement rémunéré, dans un respect mutuel. Les mots ont leur importance, Dans cette phrase, chaque mot compte et les bons comptes font les.... Jean-Claude Rigal-Roy Président du Conseil d’administration